Depuis plusieurs mois, un même fil conducteur traverse l’actualité immobilière et financière : le temps des automatismes s’achève.
Qu’il s’agisse de fiscalité, de financement ou de gestion locative, les règles deviennent plus précises, plus sélectives, et surtout moins tolérantes aux approches approximatives.
L’investissement immobilier n’est pas remis en cause. Il change de cadre.
La fiscalité se recentre sur des logiques productives et de long terme, le financement intègre désormais le risque de manière beaucoup plus fine, et la réglementation locative impose une lecture rigoureuse des marges réellement disponibles. Les décisions qui pouvaient hier relever du réflexe ou de l’habitude exigent aujourd’hui une analyse structurée, documentée et assumée.
La loi de finances pour 2026 en est une illustration claire. Le recentrage du régime d’apport-cession, l’exclusion large des activités immobilières du champ de certains mécanismes fiscaux et la montée des exigences en matière de réinvestissement traduisent un changement de doctrine : les dispositifs dérogatoires sont désormais explicitement orientés vers des usages productifs et de long terme.
Le dispositif Jeanbrun s’inscrit dans cette même logique de clarification. En redonnant un cadre stable au bailleur privé, sans recréer de mécanismes inflationnistes, il acte une évolution majeure : l’investissement locatif se pense désormais comme un engagement économique structuré, et non comme une simple variable fiscale.
Dans ce contexte, la création de valeur se construit davantage dans la durée, dans la qualité des actifs, dans la solidité des montages et dans la cohérence entre fiscalité, financement et usage réel des biens.
Chez Carte Financement, nous sommes convaincus que cette phase de recomposition n’est pas une contrainte, mais une opportunité pour les projets bien structurés. Plus le cadre se précise, plus l’expertise, la lecture fine des textes et l’anticipation deviennent déterminantes.
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Taux directeur BCE – Politique monétaire et anticipation des taux court terme
La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir ses taux d’intérêt inchangés.
L’institution affiche sa prudence sur l’avenir des instruments hybrides bancaires (CoCos), tout en surveillant de près l’appréciation de l’euro et ses effets potentiellement désinflationnistes.
Sur le front monétaire, le message est désormais clair : les taux pourraient rester stables sur une période prolongée, faute de signaux convaincants d’un retour durable de l’inflation vers la cible.
Parallèlement, l’ouverture encadrée aux actifs tokenisés comme collatéral traduit une volonté d’adaptation technologique, sans remise en cause du cadre de stabilité financière.
Euribor 3 mois – Les prêts à taux variable sont majoritairement indexés sur cet indice
L’Euribor 3 mois reste stable.
OAT 10 ans – Les taux des prêts à taux fixe sont fortement corrélés à cet indice
L’OAT 10 ans baisse légèrement en cette fin de mois.
Taux SWAP 15 ans
Le taux SWAP 15 ans s’établit à 3,07%.
Ce taux est un l’indicateur à suivre afin de déterminer une fourchette de taux pour les financements long terme octroyés par les banques aux entreprises. Pour les utilisateurs qui font l’acquisition de leurs bureaux, les meilleurs dossiers pourront obtenir un taux fixe égal au taux swap 15 ans + environ 1,5 % de marge, soit un taux fixe d’environ 4,57 % actuellement. Les investisseurs se verront souvent appliquer une marge un peu plus élevée aux alentours de 2 %, soit un taux fixe sur 15 ans aux alentours de 5,07%.